Est ce le changement d’heure, de saison, cette saleté de vidéo projecteur qui n’arrive toujours pas, ce foutu procès avec
les voisins, ces excés-triples excés depuis de longs mois, ces nuits trops courtes à vouloir toujours plus, ces dossiers personnels qui n’avancent pas assez vite, toujours est il que j’ai été
très fatigué. Pas pessimiste, ni sans projet, juste fatigué. J’en étais à ne plus écouter que du classique,
tellement j’avais besoin de me détendre, et de me reposer. Vous voyez ? Non, ce n'était pas une dépression. Mais il est vrai que ces situations sont propices à ressasser, alors tout peut vite
basculer. Il
me fallait donc reprendre les rênes.
Des week-ends entiers à ne plus pouvoir tenir un film, un livre, à ne rien envisager d’autre que de recharger les accus, comme ils disent.
Sans succès. Depuis quand n’ai je contemplé un coucher de grande ourse sur la colline environnante ? Trop longtemps.
Minuit semblait devenir la norme et ça m’emmerdait. Profondément
Alors j'ai coupé la télé (en fait ça fait environ, disons deux ans ) hormis pour les films, cela va de soi. Parce que dans ces états là, on a vite fait de rester devant n'importe quoi très très longtemps.
J'ai sevré toute lecture de journaux (mais ça fait depuis, disons, cinq mois que je le voyais venir ça). Surtout les journaux de l’intelligentsia au
choix :
Liste non exhaustive, complétez par vous-même. (oui, j’avoue, il m’est arrivé de lire Elle, pour essayer de comprendre. Quoi ? je n’en sais rien, j’y ai rien
compris).
Note : vous pensez vraiment que mettre la une de Béart à moitié dénudée est un gage de visite sur
cette page ? Qui vous a dit que je voulais plus de visiteurs sur cette page ? Qui vous a dit que ce n'était pas simplement un langage carpien ? Qui êtes vous pour me juger de
la sorte ?
Mais cela ne me suffisait pas.
Je multipliais les envies de séances de footing, ou jogging, ou comme vous voulez, j’ai même envisagé de porter des
leggings pendant mon tennis. Bon, déconseillé par mes amis, n’est ce pas, qui prenaient ça pour un manque total de respect. Comment ça « c’est pour les
filles ? » Depuis quand d’ailleurs ?
Je me
suis vu dans à cette fabuleuse scène de la famille Tenenbaum, ou Luke Wilson balance sa finale de Wimbledon pour cause de dépression liée au mariage de sa sœur Gwyneth Paltrow dont il est
secrètement amoureux vu que c’est pas sa vraie sœur seulement sa sœur adoptive qui elle aussi est amoureuse de lui mais ils n’osent pas se l’avouer et quand bien même elle est dépressive elle
aussi du coup mais pas que pour ça. Mais chuuuut !
J’ai même essayé de suivre les conseils du Santé Magazine malencontreusement feuilleté dans
une salle d’attente :
« Mangez mieux, buvez plus (d’eau), et exercez vous ».
Des ciseaux abdominaux au réveil, ça vous tente, vous ? Personnellement, j'ai opté pour l'engin de torture (celui de doite). 4 x 1 heure par
semaines. Pendant 3 semaines. Et ouais.
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Note : vous pensez vraiment que mettre cette photo (de gauche) est un gage de visite sur cette page ? Qui vous a dit que je voulais plus de visiteurs sur cette page ? Qui vous a dit que je n’écris pas juste un langage carpien ? Si tel est le cas, qui êtes vous pour me juger de la sorte ?
Avec cela, une bonne dose de films. J’avoue avoir failli renoncer lorsque la vue du très beau
Michael Clayton, qui jadis m’aurait fait rejoindre les rangs de Greenpeace et voter José Bové pour repousser le pieux ennemi Monsanto, ne m’a fait bondir….Si.
J’ai bondi ce jour là, en fait. Pour aller me préparer un plat de pates : des cappellini avec des tomates fraiches, et ce qu’il
faut de parmesan, mais sans même un verre de rouge (en 4 semaines quand même) ! Remember Santé magazine.
Bon, même en meilleur état, je l’ai assez dis et répéter : je ne ferais plus ni politique ni poésie. Est-ce bien clair ?
J'ai
toujours aimé les vieux films. Ceux en noir et blanc, mais aussi ceux des années soixantes dix : les actrices, les acteurs, les histoires, les montages.Tout
quoi.
Je recommencais à prendre forme humaine. Je sentais mon
corps qui se reconstituait. Il fallait éviter la rechute. Vint alors le coup de grace : Satan dans
le désert. Le bouquin qui rendit ma nuit longue de deux heures, DEUX HEURES QUI POUVAIT ANEANTIR TOUT CE TRAVAIL ! Il n'en fut RIEN ! Quelle nuit ! Quel
bouquin ! J'étais enfin prêt à recommencer....jusqu'au prochain coup de pompe, n'est ce pas.
Selon les légendes aztèques, Huitzilopocht, le dieu du soleil,
repoussait les ténèbres, la lune et les étoiles, au début de chaque jour. Mais pour cela, il lui fallait être fort et il devait se nourrir de sang
humain.
L'histoire d'un policier buraucrate qui part à la recherche de se fille enlevée par des adorateurs de Satan, une traque déjantée, du désert californien au
nouveau mexique, jusqu'à croiser la piste de Charly Manson.
On est bien d'accord après ça pour dire que Salander est une petite merdeuse à côté de Case.
Quoi, vous l’avez pas lu ? AHAHAHAHA (Rire satanique de circonstance). Tant pis pour
vous.
Ce soir, c’est Lehane, et Lehane, c’est Un pays à l’aube. Je vous en direz plus la prochaine fois. Peut être.
« Vous êtes jeunes, moi j’ai mis du temps à le devenir »
Bob Dylan
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