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Mardi 14 avril 2009













Est ce le changement d’heure, de saison, cette saleté de vidéo projecteur qui n’arrive toujours pas, ce foutu procès avec les voisins, ces excés-triples excés depuis de longs mois, ces nuits trops courtes à vouloir toujours plus, ces dossiers personnels qui n’avancent pas assez vite, toujours est il que j’ai été très fatigué. Pas pessimiste, ni sans projet, juste fatigué. J’en étais à ne plus écouter que du classique, tellement j’avais besoin de me détendre, et de me reposer. Vous voyez ? Non, ce n'était pas une dépression. Mais il est vrai que ces situations sont propices à ressasser, alors tout peut vite basculer. Il me fallait donc reprendre les rênes.



Des week-ends entiers à ne plus pouvoir tenir un film, un livre, à ne rien envisager d’autre que de recharger les accus, comme ils disent.
Sans succès. Depuis quand n’ai je contemplé un coucher de grande ourse sur la colline environnante ? Trop longtemps.
Minuit semblait devenir la norme et ça m’emmerdait. Profondément





Alors j'ai coupé la télé (en fait ça fait environ, disons deux ans ) hormis pour les films, cela va de soi. Parce que dans ces états là, on a vite fait de rester devant n'importe quoi très très longtemps.


J'ai sevré toute lecture de journaux (mais ça fait depuis, disons, cinq mois que je le voyais venir ça). Surtout les journaux de l’intelligentsia au choix :



Liste non exhaustive, complétez par vous-même. (oui, j’avoue, il m’est arrivé de lire Elle, pour essayer de comprendre. Quoi ? je n’en sais rien, j’y ai rien compris). 





Note : vous pensez vraiment que mettre la une de Béart à moitié dénudée est un gage de visite sur cette page ? Qui vous a dit que je voulais plus de visiteurs sur cette page ? Qui vous a dit que ce n'était pas simplement un langage carpien ? Qui êtes vous pour me juger de la sorte ?




Mais cela ne me suffisait pas.

Je multipliais les envies de séances de footing, ou jogging, ou comme vous voulez, j’ai même envisagé de porter des leggings pendant mon tennis. Bon, déconseillé par mes amis, n’est ce pas, qui prenaient ça pour un manque total de respect. Comment ça « c’est pour les filles ? » Depuis quand d’ailleurs ?

 

Je me suis vu dans à cette fabuleuse scène de la famille Tenenbaum, ou Luke Wilson balance sa finale de Wimbledon pour cause de dépression liée au mariage de sa sœur Gwyneth Paltrow dont il est secrètement amoureux vu que c’est pas sa vraie sœur seulement sa sœur adoptive qui elle aussi est amoureuse de lui mais ils n’osent pas se l’avouer et quand bien même elle est dépressive elle aussi du coup mais pas que pour ça. Mais chuuuut !

J’ai même essayé de suivre les conseils du Santé Magazine malencontreusement feuilleté dans une salle d’attente :
« Mangez mieux, buvez plus (d’eau), et exercez vous ».

Des ciseaux abdominaux au réveil, ça vous tente, vous ? Personnellement, j'ai opté pour l'engin de torture (celui de doite). 4 x 1 heure par semaines. Pendant 3 semaines. Et ouais.

 

 Note : vous pensez vraiment que mettre cette photo (de gauche) est un gage de visite sur cette page ? Qui vous a dit que je voulais plus de visiteurs sur cette page ? Qui vous a dit que je n’écris pas juste un langage carpien ? Si tel est le cas, qui êtes vous pour me juger de la sorte ?

 




Avec cela, une bonne dose de films.  J’avoue avoir failli renoncer lorsque la vue du très beau Michael Clayton, qui jadis m’aurait fait rejoindre les rangs de Greenpeace et voter José Bové pour repousser le pieux ennemi Monsanto, ne m’a fait bondir….Si. J’ai bondi ce jour là, en fait. Pour aller me préparer un plat de pates : des cappellini avec des tomates fraiches, et ce qu’il faut de parmesan, mais sans même un verre de rouge (en 4 semaines quand même) ! Remember Santé magazine.

 
Bon, même en meilleur état, je l’ai assez dis et répéter : je ne ferais plus ni politique ni poésie. Est-ce bien clair ?

 

J'ai toujours aimé les vieux films. Ceux en noir et blanc, mais aussi ceux des années soixantes dix : les actrices, les acteurs, les histoires, les montages.Tout quoi.




 

 

Je recommencais à prendre forme humaine. Je sentais mon corps qui se reconstituait. Il fallait éviter la rechute. Vint alors le coup de grace :  Satan dans le désert. Le bouquin qui rendit ma nuit longue de deux heures, DEUX HEURES QUI POUVAIT ANEANTIR TOUT CE TRAVAIL ! Il n'en fut RIEN ! Quelle nuit ! Quel bouquin ! J'étais enfin prêt à recommencer....jusqu'au prochain coup de pompe, n'est ce pas.


Selon les légendes aztèques, Huitzilopocht, le dieu du soleil, repoussait les ténèbres, la lune et les étoiles, au début de chaque jour. Mais pour cela, il lui fallait être fort et il devait se nourrir de sang humain.

 

L'histoire d'un policier buraucrate qui part à la recherche de se fille enlevée par des adorateurs de Satan, une traque déjantée, du désert californien au nouveau mexique, jusqu'à croiser la piste de Charly Manson.
On est bien d'accord après ça pour dire que Salander est une petite merdeuse à côté de Case.
Quoi, vous l’avez pas lu ? AHAHAHAHA (Rire satanique de circonstance). Tant pis pour vous. 



 

Ce soir, c’est Lehane, et Lehane, c’est Un pays à l’aube. Je vous en direz plus la prochaine fois. Peut être.







« Vous êtes jeunes, moi j’ai mis du temps à le devenir »
Bob Dylan

Par La Carpe
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Samedi 10 janvier 2009

L’Italie toujours à l’honneur, mais pour un professeur cette fois : Marcelo D’orta.   Maitre dans un quartier de Naples, Arzano, il a compilé 61 rédactions (le livre dit 60, mais moi, j’ai compté, il y en a 61) d’enfants de 10 ans de ce quartier pauvre. Le titre ?

J’espérons que je m’en sortira.


Morceaux choisis :

 
J’ai seulement 10 ans mais depuis quatre cinq ans déjà je connais le phénomène de la drogue. Déjà quand j’allais à la maternelle ma maman me disait n’accepte jamais les bonbons drogués de personne. Même si c’est la maitresse ou le directeur qui te les offre. Mais une fois ma maitresse m’en a offert un et j’ai oublié qu’il était drogué et alors je me le suis mangé mais ça allait.

 

La douleur la plus grande ça a été quand on donnait Madonna à la télé et juste ce soir là la télé est tombé en panne. Quand j’y repense ça me rend folle.

 

L’effet de serre est sur le monde entier, c’est une espèce de parapluie qui fait rebondir les rayons du soleil et la température augmente. La cause de cette cause est la pollution et la drogue. Le maitre a dit que si on arrête pas de :

- Fumer

- Construire des usines

- Se droguer

- Tuer e serre partira plus de la terre, et on mourra tous d’ici février.


Il y a beaucoup de faim dans le monde. Il y a des peuples morts de faim. Il y a des mouches. Les crocodiles. Les araignées. La faim. C’est l’Afrique.

Le monde est dégueulasse, moi pas peur de le dire, parce que je suis le chef de classe, et certaines choses je peux les dires. Et ce devoir je le finis par ces mots :

L’homme ne descend pas du singe, mais du vampire !

 

C'est mignon, n'est ce pas ? Mais...mignon est il vraiment le mot adéquat ? Mignon, c'est plutôt pour un truc du genre "oh oh oh Jolie poupée", me semble t il.


Allez, rafraichissons nous l’esprit, un petit tour sur :

 

www.myspace.com/jackcolaandtheventilators





En voilà du
surf rock comme on en a pas entendu depuis longtemps ! Depuis quand d’ailleurs ?

   

 

Un petit conseil pour l’année prochaine : même si vous n’aimez pas noël, ne faites pas de chèques cadeaux. Pitié. Merci Maman.

 
Le film oublié de l'article :

 

 

 
Quoi, vous ne l'avez pas vu ?
Courez, pauvres fous. Courez. Votre salut est à ce prix.

 

Voilà, c'est tout pour ce soir.
Bon, ça vaut pas quatre pages de critiques de Retour vers le futur (bon, si vous insistez, je les mets en articles spécial, mais vous l’aurez cherché, et vous serez obligé de tout lire sinon vous revivrez cent fois la même journée….à moins que ce ne soit pas le même film….)

 


 

"Jamais à temps à l'école, jamais à temps à la maison, un jour il se retrouve hors du temps."

Vous noterez que la photo est extraite du second volet. Voilà qui fera taire les abrutis.

La semaine prochaine : "vis ma vie (rêvé) de chef de ma petite multinationale, ou comment je m'autoproclamerai  "Patron des Patrons" (c'est bon, ça comme sujet).

Bon (long) bout d'an à tous, à 88 miles à l'heure sur l'autoroute de 2009 !

Par La Carpe - Publié dans : Elucubrations - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Samedi 10 janvier 2009

Il s’est passé quelque chose de âchement bien (sans le v, c’est normal, c’est pour la phonétique), en 2008 : alors que mon blog allait battre le record de longévité d’un blog en activité sans activité, je subis « un échec retentissant. Foudroyant. Intrinsèquement décevant ». Il reprenait vie. Une vie autonome, comme guidé par une effroyable envie de faire savoir. Une vie presque organique en fait. Jusqu’ici rien de plus blogal. Sauf que…Fondu au noir, reprise sur fond bleuté, une arène romaine, presque en ruine.

 

Cris de la foule en délire : Van Eyck, Van Eyck, Van Eyck !

 

Parce qu’après Van Eyck, la peinture n’est plus la même ! Il faut le dire ! En même temps, si je l’écris, c’est que je le pense. Oui, MadAme !

 

Voilà. La magie « overblog » opère. Pas celle des pubs, celle des « connexions » (ohohohohohoh). Et alors comment une Carpe aurait-elle pu passer à côté d’une autre Carpe ?

Œufs de lumps et planctons de foie gras ! Il faudrait être sourd pour ne pas la voir.

 

So com’on Cranky, smile, ‘cause when you smile, you’re so fine, and when you’re fine, you smile !

Milles excuses pour ce silence.

 

Des pubs ? AHAHAHAHAH ! Putain de merde de saloperie d’enfants bâtés de la putain de ta…Oups. Mais qu’est ce que j’écris moi.

 

OUI, janvier et février sont des mois magnifiques (bon, après, il faut savoir sous quelle latitude, je te l’accorde), mais ces feuilles rousses qui descendent lentement des arbres, ces couleurs ambrées de la douce nostalgie de la rentrée, bon d’accord c’est en automne, mais nous avons le droit de rêver. Comme cette playlist sorti de nulle part.

 

Bon, trêve (de confiseur, ahah !) de plaisanterie, et accédons aux choses moins sérieuses.

 

I have a dream….Bien entendu, j’ai été tenu au courant, mais vraiment par hasard, en surprenant une conversation de couloir, que Barack Obama devrait être le futur président des Etats-Unis. Mais chuuuut !. Quelle folie que ce pouvoir messianique ! Rien qu’à voir la tête des fidèles lors des meetings, je n’ai pas pu vous choisir un extrait sur youtube, il n’y a que ça !

Bon, j’adore YES WE CAN. Ok. J’avoue. Mais c’est trop beau. Aussi bien que John Lennon. Un milliard de fois mieux que Zazie.

 



Parce que Scarlett, c'est quelque chose, non ? Dire que Woody n'a pas voulu lui donner le rôle de Mac Gregor dans Le rêve de Cassandre ! Que celui ou celle qui n'acquiesse pas se fasse couper en deux par Kalidor !


Alors, c'est qui la plus jolie, hein ? et en plus, elle boit du Canon Fronsac !

(Sinon, au tennis, je joue avec un bonnet sur lequel est inscrit le nom de mon ancienne école. Il me va un peu grand. Alors on m’appelle le Schtroumpf 30/1. J’aurais pu écrire le Schtroumpf 4/6, personne ne le saurais jamais. Mais le propre de la Carpe n’est t il pas d’être honnête avec elle-même ? Sacré résolution, ça.)

 

Ce soir, les grands nominés sont :

 

Lançons le « Concours de la traduction sans google en même temps que KaRaOkE» : Poussez les watts, et CHANTEZ tant qu'il en est encore temps :


 

 

J’ai envie de crier dans le salon ! Voilà un article résolument children of the world ! Voilà ma contribution à un monde meilleur ! Ecouter ce genre de chanson pendant toute une soirée et contribuer à la diffusion de messages de paix !


 

MAIS ILS SONT TROP FORTS CES ITALIENS ! Comment font ils ?

 

Mais pourquoi diable ne fais je qu’écouter des chansons italiennes ce soir ?
Vous le surez en lisant  La CarpE in italianno : E viva Italia...PArt 2

Par La Carpe - Publié dans : Elucubrations - Communauté : FRONT DE LIBERATION DU YOUKI
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Samedi 15 novembre 2008

Les aléas et soubresauts d’une vie moins dissolue qu’elle n’y paraît n’auront pas raison de ma volonté de faire vivre ce blog, car personne ne peut le faire à ma place. Je suis le maitre incontesté de ce blog, son vengeur masqué qui s’avance inconnu sur la toile ! Cet article nous permettra t il d’entrevoir la vérité ?

Alors après une semaine à Tours, charmante bourgade du centre de la France, me revoilà.

 

Tout d’abord, je voudrais en profiter pour honorer à moitié ma promesse : voici un dessin de coelacanthe, mais il n’est pas de moi (tes fresques margiennes sont la Joconde à côté de mes plus belles esquisses).

 





Il s’agit d’un gros poisson. C’est notre ancêtre avant le singe, disait Monsieur Ribes.

 



Flash back : l’année dernière, je demande dès mon arrivée à un blond-bronzé-salé-prof de surf que même il a pas de ceinture à son pantalon tellement il est libre et cool, si les vagues seront au rendez vous cette semaine. Aucune réaction.

J’insiste. « Des vagues ? ….Ouais….dans 3 semaines. C’est terminé mon gars. Fallait te renseigner ! ». Le tout sans un regard. Stupeur et tremblement.

Bien entendu, il y eu toute la semaine des vagues largement abordable pour mon niveau, et ma progression fut fulgurante cette année là, l’année dernière donc. C’est quand même marrant cette propension à prendre de haut tous les jeunes padawans qu’ont les saisonniers. 

Aurait il parlé ainsi si j’avais ressemblé
à ses élèves qui sont à peu près comme celles ci :



NON ! Bien évidemment, non.
Il aurait fait le mièvre ténébreux. Le mystérieux qui s'éclate. Ne me contrariez pas, je les ai vu à l'oeuvre cette année. Ce fût un spectacle irrésistible.

Plus authentique : hier soir, l’Usine à Istres, Thomas Fersen.

« Il faut voir Fersen délivrer sa ritournelle d’images sonores, faire tournoyer les mots (et quels mots !) sur des mélodies enivrantes, LE troubadour dans toute sa splendeur, le dernier dandy après Bob Dylan, l’ultime coq (au vin), un brin déjanté, convoquant les vampires, la poésie, les blondes, son chien, Tim Burton, sa valise, les cimetières, les violons, les bras nus, la contrebasse, les blattes, l’orgue et sa baignoire, à un banquet omérique, éclairé aux lampions, ou l’on danse sans retenu en attendant le pot au feu et les coups de minuit. »

   

Note personnelle : cet homme est foncièrement amoureux, cinglé et très poli. Si vous ne l’avez pas encore vu, ACOURREZ !


Les têtes de vainqueurs de la semaine :

Les Last shaddows Puppets, c’est quand même l’une des plus belles découvertes de 2008.

Je voulais l’écouter pleinement en trajet vers Tours, mais le cd était rayé, et le poste cramé. Je me suis rabattu sur ce qui trainait (Elvis, Tellier, The Boss, Cali, ...).

Tours, donc, où j'ai assisté (et participé) au Festival national de théâtre amateur, qui se porte comme un charme, oui Monsieur, avec des spectacles passionés, de qualité et bien souvent osés. D'ailleurs ma phrase préférée venant du grand public est la fameuse : "franchement, ça vaut et même plus que certains spectacles professionnels.". Comme si on avait besoin d'être en compétition avec les professionnels. Comme si l'intérêt de la chose ne résidait pas dans notre liberté.

« Et vous paierez 30 euros pour notre spectacle madame ? »
« Heuuu….. »
« Merci Madame. »

Faudrait pas raconter n'importe quoi, n'est ce pas. Nous, on peut faire ce qu'on veut. Et c’est justement ce qui m’a valu un avertissement. La programmation indiquait Cosmétique de l’ennemi de qui vous savez. J’osais affirmer que forcément, avec un projet comme celui-ci, on ne peut que partir avec un a priori favorable vis-à-vis du public et du jury. Ne serait ce pas un peu facile ? Bigre. Que n’avais pas dit pour m’entendre répliquer (on est au théâtre, n’est ce pas) que je n’y comprenais rien, et qu’au contraire, c’était très risqué de s’attaquer à un texte autant reconnu.

Mouais. Pas convaincu. Surtout que je n’avais pas lu le livre. Bon, ben c’est fait, et je m’excuse d’avoir eu des pensées malsaines. C’est un beau livre, qui fait cerstes parfois un peu étalage de citations, mais je ne me risquerai pas à l’adapter, même sous la contrainte.

Notez que la troupe ayant présenté ce spectacle a remporté tout les prix. Comme ils étaient trop occupés par les sollicitations, on a fêté ça pour eux. Avec du Vouvray. Et du Mont d’or. Ca tape très fort dans le caillou sans être spécialement bon. Alors…

Pour le reste, beaucoup de spectacle, ambiance festival et tout ce qui va avec. Visite de Tours (Ah, la place Plum, un soir d’OM-PSG…) et de la région. Au moins UN château. Et ce fut ....Chenonceau.

 


Le chateau des dames ! (hourras de la foule en délire). Une amie (une autre, oui, je sais) me faisait remarquer que les tableaux italiens étaient en fonds très sombres et personnages très éclairés. J’ai approuvé d’un bref mais incisif « pourquoi pas ». Ne sachant plus trop quoi dire après cela, je lui ai rétorqué que mon favori était Silène Ivre, par Jordaens, sans savoir réellement qui est ce Silène, ni pourquoi il buvait tant. Juste avant d’entrer dans la chambre de « Louise la Gothique » au dernier, je me souviens m’être fait remarquer que si ces questions devenaient obsédantes, je pourrais toujours demander conseil à Cranky. Elle s’y connaît en tableau, Cranky. 

(note personnelle à l’attention de Cranky - les autres passez votre chemin : dans mes cauchemars à moi, je suis capable de voler sur plusieurs mètres sur une simple impulsion de la jambe droite. Je surfe sur les courants d’air et je tente d’échapper à des gens dont je ne vois pas les visages. Comme je suis enfermé dans une immense usine, je ne peux prendre la fuite, et je décide donc de me battre. J’ai beau frapper, de toute mes forces, je n’arrive pas à leur faire mal, ni à les déstabiliser. Je me retrouve ainsi condamné à errer clandestinement dans cette usine. Quand je me réveille, j’ai trop chaud, il n’y a plus d’eau dans la bouteille, et j’ai un peu peur de sortir du lit.)

Greffier, veuillez noter à ce stade de l'article, que La CarpE déclare "ne pas être restée Vielle France, elle".

Mon paragraphe prétentieux :

Pour les veinards qui n’ont pas eu trop chaud dimanche dernier, qui n’ont pas été obligés de boire un blanc ou un rosé (uniquement pour la forme, hein, parce que le rosé, bon….ça reste du rosé) sur le ponton d’un bateau, pour ceux là, une dédicace en photo.

Merde ! On était le 09 novembre, qui a dit qu'il n'y avait pas de changement climatique ? Qui a dit que cela n'était qu'un tru pour consommer ?

J’en ai parlé à ma Grand-mère, qui me réponds qu’elle a déjà vu ça, mais elle a déjà tout vu ma Grand-mère, deux guerres et un siècle entier de vie, 6 enfants et 32 petits enfants, 18 petits petits enfants, 8 pays, l’arrivée de la télé et l’industrialisation des vignobles, alors, oui, c’est déjà arrivé. Mais ça n’arriverait pas un peu plus souvent qu’avant, ces apéros à midi, bien avant 19 heures ? Hein ?

Mon coup de cœur américain est  là, ici, juste là, en dessous (en dessous) :


C'est la petite soeur de Cameron Diaz. Isn't it ?


Rien à voir avec le plus grand ochestre de rock du monde, n’est ce pas ?

 

 


 Allez, demain c’est dimanche, et dimanche, c’est Quantum of Solace.

 

Bon week end quand même.

 

 

Par La Carpe - Publié dans : Elucubrations - Communauté : FRONT DE LIBERATION DU YOUKI
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Mercredi 1 octobre 2008

Et me voilà absent depuis deux mois, trop occupé à lire et commenter les succulents (succulent, pas sucre lent, banane) articles de C.F, qu'une vilaine publicité  virgin prend ses aises sur mes pages ! Virgin ! V’là t'il pas qu'elles l'ont perdu, tout à coup, leurs virginités, mes pages....

Vite, le FORUM et ses experts de l’expertitude qui me disent :

Si vous ne vous connectez pas à votre administration de blog gratuit pendant plusieurs semaines, une publicité sera automatiquement placée sur votre blog, vos visiteurs la verront.
Cependant il est très simple de ne jamais avoir cette publicité, connectez-vous à votre administration régulièrement, faites une petite mise à jour quelconque et cette pub ne sera jamais visible sur le blog.
Cette publicité est utile afin de couvrir une partie des frais généré par les nombreux blogs inactifs ou abandonnés par les blogueurs, cela permet à over-blog de ne pas être obligé d'effacer ces blogs afin de libérer de l'espace pour les nouveaux arrivants.

Et la fille de tes parent, elle bat le beurre ?

Alors la voilà ma mise à jour :

Doit-on réellement s’encadrer ces bullshits ? Peut on sérieusement cautionner ces sal...ries ? C'était encore un p...ain de truc écrit en tout petit ça !

Vous noterez les , je me suis engagé à ce que « mon blog ne présente aucun contenu susceptible de choquer les mineurs.  »

Stronzo ! Et dire que je me connectais pour envoyer ma nouvelle note, paisible récit de voyage au pays des Landes,




















et bien ça attendra que madame Virgin aille se faire refaire le vynil sur une autre page que la mienne
.

Avec cette spéciale dédicace en prime :


Lui :
Monaco,
28 degrés à l'ombre
C'est fou, c'est trop
On est tout seuls au monde
Tout est bleu, tout est beau.
Tu fermes un peu les yeux, le soleil est si haut.
Je caresse tes jambes, mes mains brûlent ta peau.

Elle :
Ne dis rien,
Embrasse-moi quand tu voudras
Je suis bien,
L'amour est à côté de [D] toi.

Lui :
On est bien

Lui :
Monaco,
28 degrés à l'ombre
Tu ne dis plus un mot
J'éteins ma cigarette, il fait encore plus chaud
Tes lèvres ont le goût d'un fruit sauvage
Et voilà,
Comme une vague blonde
Tu m'emportes déjà.

Elle :
Ne dis rien,
L'amour est au-dessus de moi.


Et c’est même pas virgin qui le publie, ça.


ps : CF, tu m'excuses pour le "rafraissant récit de voyage" mais là j'ai pas pu.  Je le poste samedi

Par La Carpe - Publié dans : Elucubrations - Communauté : FRONT DE LIBERATION DU YOUKI
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Jeudi 7 août 2008

Des choses me chiffonnent. C’est agréable comme tournure. Me chiffonnent….tout autre chose que ces expressions qui ne veulent rien dire comme à vol d’oiseau par exemple.

Il est revenu (he’s back en anglais). Son fantôme hantait les bureaux depuis de longs mois, mais il est réapparu. Les corps se sont crispés, les visages figés. En moins de trente secondes, les locaux étaient vides. Je n’ai pu réagir, et c’est donc tout naturellement qu’il s’est adressé à moi, avec sa promiscuité habituelle, (usual overcrowding en anglais.), et sa masse imposante de un mètre soixante cinq de circonférence. Qui ? L’homme adverbe, bien évidement.

Dieu, que le bureau de 120 ² me semblait immensément grand et vide à cet instant.

L’homme adverbe : censément, on ne peut rien me reprocher à moi, parce que potentiellement c’est moi qui suis dans la mouise, pour ainsi dire. Alors qu’intrinsèquement je suis le plus clean, je suis blanc, tu comprends ? Qu’est ce t’en pense toi ? Non, mais véritablement !


Moi : Heuu…ouais. De quoi déjà ?


L’homme adverbe : assurément c’est pas tes histoires à toi. Il est là machin ?

Moi : Heuu…qui ?

L’homme adverbe : franchement, t’es pas réveillé toi.

Moi : Heuuu…non. Pas vraiment.

L’homme adverbe (à la vue de machin) : Ah, machin, je venais vous voir parce que foncièrement, c’est moi qui patauge, tu comprends. Je suis profondément dans la m…e….


Et ils disparurent dans un bureau attenant.
Cri étouffé de stupeur intérieure.

Adverbe, nom masculin, mot invariable qui complète ou altère le sens du verbe, de l’adjectif auquel il est joint ou de la phrase dans laquelle il est employé (adverb en anglais).


Voilà qui m'a suffisament mis de MAUVAISE HUMEUR pour au moins, pfff, 3 minutes.

 

 

Donc Vengeance. Je jette un sort sur le potentiel lecteur de cet article (y en a-t-il d’ailleurs des lecteurs à mes articles ?) :

1 - Neil Young, Decade (1977, ah! Winterlong)

2 – Iggy Pop, Brick by Brick (ah! Candy, en duo avec Kate Pierson).

Si nous ne connaissez ni l’un ni l’autre, vous avez 2 heures pour y remédier. Passé ce délai votre vie sera morne, triste, funk et inamoureuse. Vous serez admis d’office au laboratoire du drame (dram lab en anglais), d’où vous ne recevrez jamais ni visite ni carte postale ni fleurs ni W9.













 

 


Invitation : http://www.wilkesworks.com/gallery.html



On s’en fout ou on s’en FAIT pas  ?


A -
L’homme buvait déjà du lait il y 9000 ans. De quand date l’invention de la noisette ?

B - La quasi-totalité du corps est utilisé au curling. Ainsi, le rachis cervical, dorsal et le rachis lombo-sacré sont tous actifs dans le jeu. Les jambes, notamment la jambe d’appui, sont très sollicités lors de la phase de glisse. Il en est de même pour le genou et la cheville de ce membre. L’abduction de la hanche entraîne également une mise sous tension passive des adducteurs. Lors de la phase de balayage, les membres supérieurs ainsi que la ceinture scapulaire, les épaules, les coudes et les poignets sont très sollicités. Par ailleurs, durant la pratique du curling, le corps est en anaérobie, particulièrement lors de la phase de balayage qui est intensif et qui dure en moyenne deux heures sur une partie entière.

Durant une journée de tournois, un joueur de curling, appelé curleur, soulève plus d’une tonne de granit et balaye en moyenne plus de 1200m² de glace.

Dingue, non ? (amazing en anglais)


Pour la route, ce petit bijou de document radio, à écouter en boucle. Mes hommages, Monsieur.

 

 

 

 


Ps 1 : Perdu de vue : Quelqu’un aurait il des nouvelles de Kubiak ?

Aujourd'hui j'ai rien fait, J'ai écouté les mouches voler (…), ne m'en veuillez pas.

Par La Carpe - Publié dans : Elucubrations - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Mardi 5 août 2008

La légende dit que c’est à bord de cette superbe capsule que La CarpE s’en alla repousser les preneurs d’otages potentiels de B. dans l’allée centrale du plus grand centre commercial de l’univers.

 B. saine d’esprit et sauf de santé, dans un élan collectif d’amnésie individuelle occulta ce passage peu glorieux de son existence (sa responsabilité étant clairement mise en cause du fait de son attitude fort peu glorieuse et relativement passive d’extasie devant les vitrines de lingerie féminine), si bien qu’il n’existe aucun témoignage de cet acte héroïque. Seule une paire de bas affreusement déformée retrouvée au fond d’une poubelle à l’angle nord du plus grand centre commercial du monde. Dont acte, ad libitum.


Si vous n’habitez pas un coin trop distant et dépeuplé (ce qui n’est pas mon cas), si pour les vacances le cinéma de la cité balnéaire et/ou alpestre a recruté un programmateur ambitieux (de ceux qui ne sont pas obnubilés par la pompe à fric), accourez regarder A bord du Darjeeling Limited. Si vous arrivez à reprendre le cours d’une vie normale après ça, s'il vous plait, dites moi comment vous faites.

 


Note de l'auteur : vous constaterez la
parfaite symétrie
des photos, de la place des comédiens, et l’ordre inversement proportionnel à la courbe d’importance des personnages dans le film (je sais.).

Je m’baladais sur l’avenue, lalalala, lalalala…..


Bonne journée quand même.


Par La Carpe - Publié dans : Elucubrations - Communauté : Les mots dans tous leurs états
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Vendredi 1 août 2008

Un échec retentissant. Foudroyant. Intrinsèquement décevant.

La Carpe n’aura donc pas tenu 12 mois SANS L’OUVRIR.

L’écho : Mais tu vas la fermer oui ?

Alors, les optimistes, ces idiots béats qui voient toujours la moitié de la bouteille pleine, ceux là affirmeront sans fanfaronnade que 11 mois et 22 jours, quand on connait La Carpe, constitue en soi un exploit.

Les pessimistes, ces anxieux immatures, qui voient sans cesse la moitié de la carafe vide, ceux là susurreront de manière quasi inaudible que le simple respect de l’engagement était là, à portée de jours, que c’était une histoire de mains, avant de passer l’arme à gauche des suites irréversibles d’une tachycardie.

La Carpe est de retour, si on peut dire, et comme vous étiez très peu nombreux à l’attendre, quoi de plus logique que ces premiers conseils s’adressent à elle-même.

Ceci étant écrit, et puisque vous avez, BIEN EVIDEMMENT suivi les conseils du 10 aout dernier, vous devriez vous plonger dans la route du retour, préquel/suite de Dalva. Le ton y est magnifique, et Jim comme souvent resplendissant. Ne vous  demandez surtout plus  comment il a pu dresser ce portrait de femme unique. Belle. Il a été touché par la grâce. Voilà tout.

En ce mois d’Aout 2008, ceux qui n’ont pas encore revu Mulholland Drive sont des ânes, s’ils n’ont pas encore ré écouter Devendra Banhart (Smokey Rolls Down Thunder Canyon, sublime) et Adam Green (Sixes and Sevens, ébouriffant), ils sont bâtés, et s’ils n’ont jamais visité le marché de Revel un samedi matin (ses produits régionaux, ses anglais, son aligot, ses anglais, son Gaillac délicieusement offert par deux sirènes, ses anglais²,….), ils ne méritent même pas SANCHO PANCA, l’ultime héros des temps modernes, ces temps où tout se barre, ou même Scorcese semble s’essouffler (putain, Scorcese, quand même….)

Voyons un peu le même paragraphe façon rébus :
 













Alors tout ceci étant posé, lançons les sujets :

A - un blog est toujours plus intéressant que Facebook, étape ultime dans la déconstruction de l’intimité,

B - un blog est plus intéressant que Meetic parce qu’on n’est pas sur de finir accompagné,

C - un blog est forcement intelligent parce que personne peut ne pas vous lire.


Le jeu des 7 erreurs de la semaine

(le flou n’est pas pris en compte, inCULtes va !)

 

 


 

Le site du post : si le jazz vous chavire une seule adresse : belette36.blog.ca.

Saxophone, contrebasse et batterie entrent en scène, suivis par Phil Minton, la cinquantaine, polo à rayure…Ce dernier s’installe tranquillement devant un micro, sur une chaise, dispose sa bouteille d’eau, et tout d’un coup, tandis que les instruments se mettent en branle dans un silence attentif, des sons gutturaux surgissent de nulle part, des onomatopées, des bribes de chant, des cris d’oiseaux…Cet homme est un concert à lui tout seul ! Extrait de « la voix est libre »

Continue comme ça, Belette, c’est toi qui nous fais chavirer.

Le vin (rouge, of course) de la semaine sera donc La Truffière, Fronsac, car pour paraphraser l’auteur d’une célèbre phrase : « le rosé, c’est tout un art de vivre », lâcha t-il avant mourir dans une cuvette.

Ps : si vous aussi vous succombez à Millénium, un indice : un homme MEURT à la fin, et ce n’est pas KAYSER SOZE !.


Par La Carpe - Publié dans : Elucubrations - Communauté : SOIF DE LIRE...
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Vendredi 10 août 2007

La CarpE vient de voir le jour, et vous donne bien le bonjour.

Cédant à la tentation du mal, le Blog, La CarpE s’en va donc ruminer (ahah !) dans les bleus paturages de la sphère.

Subite envie aussitôt réalisée, merci la technologie, merci les ingénieurs en informatique, cette autre race à part, les ingénieurs, mais on y reviendra plus tard.

En attendant de donner une fausse ligne éditoriale à tous ça, il faut bien s’y habituer, n’est ce pas, La CarpE en profite pour exhumer quelques textes qui lui rappellent qu’elle fut, elle aussi, un vrai frais gardon des plaines sauvages, bien qu’elle ne soit pas tout à fait dans le retour de l’âge, hein !

Ne vous affolez pas, il y en aura d’autres, des antiquités venues du tiroir à naphtaline, à distribuer soigneusement, à dose homéopathique, comme ils disent. Faut pas faire fuir le client !

 

En attendant, La CarpE vous conseille cette semaine :

 

De réécouter selon l'humeur le dernier album de Miossec, Belle and Sebastian ou des Fratellis (vive la gymnastique rythmique et le grand écart), de regarder No direction Home pour bien comprendre, car c’est important de bien comprendre, de saliver devant Le troisième Homme, de constater que Zodiac est bien le thriller de l’année, de vous plonger dans Dalva (Jim Harrison) pour mieux comprendre Sorcier.

Et si vous avez raté Moi, Michelle Mercier, 52 ans, morte à Avignon, tant pis pour vous.

 

"Pour que les gens parlent, faut aussi qu'ils osent parler. Ca a l'air de rien et pourtant, c'est quelque chose, le nombre de gens qu'osent pas l'ouvrir, y'a même pas besoin de les en empêcher, ils se la coupent tous seuls et ils trouvent toutes sortes de bonnes raisons pour pas se faire entendre, que de toute façon, on les écoutera pas, et que ça servira à rien, et le jour où ils sont un peu sincères, ils finissent par avouer qu'ils ont peur qu'on se foute d'eux, qu'ils ont peur de dire des conneries."
Roger Gentis, in Psychiatrie déconniatrie.

Si après ça vous avez pas envie de déconner, faites le, de DECONNER. Au pire, quelqu'un tombera amoureux de vous.

Par La Carpe - Publié dans : Elucubrations
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Vendredi 10 août 2007

J’ai tout vu m’ssieur, de là ou j’étais, j’ai vu passer des tas de prés et de montagnes, et la mer aussi, avec des gens tous pleins de gaietés et des chiens, et des ruisseaux et des arbres, les oiseaux et le soleil, et même sous la neige ça donne des envies charnelles, des envies de tout partager avec elle(s ?), pendant que l’odeur de la nature qui emplis les poumons de cette chose qu’ils appellent la vie, des maisons et des tas de couleurs qui rappelle comme c’est bon et calme par endroit, par moment, quand on sait s’évader et trouver des refuges. J’ai tout vu depuis ces routes sinueuses qui me donne la nausée parce que pour y aller là ou l’on veut et bien il faut tourner et tourner encore.

 

J’ai tout vu, m’ssieur, de là ou j’étais, j’ai tout vu, tout entendu, les corbeaux, le froid et le béton, la faim, l’hypocrisie, les cris des enfants abandonnés la nuit sur le bord de l’autoroute, et le vacarme des villes qui grouillent, pire qu’à la guerre il paraît le bruit confondu des voitures, des métros, des gens et de l’air de la cité, si tant il y en a qu’on arrive même plus à les identifier ces bruits, sauf les pleurs des mamans qui voyaient leurs gamins partir avec une autre femme, tout ça et bien pire encore.

 

J’les ai vu se déchirer ces couples parce que ça allait trop comme y rêvaient que ça aille avant que ça arrive, et que finalement ils ont tout fait pour en arriver là, et qu’une fois exhaussées, j’les ai vu, elles, à vouloir autre chose, et même à vouloir trouver un fougueux chien loup, comme celui qu’il était avant et qu’elles ont mis tant de temps et d’effort à dresser en gentil cocker, mais quoi de plus con et repoussant qu’un gentil cocker qui tente de retrouver une verve annihilée, ensevelie par tant de vices et de soif de domination, quoi de plus désespérant qu’un homme qui vous obéit jusqu’à en perdre sa dignité. Alors on cherche ailleurs et même souvent à être tout seule mais surtout sans Lui, lui, la chose qui écœure et qui s’accroche, c’est répugnant, comment peut en arriver là, comment ont elles pus perdre autant de temps avec ce lâche et gâcher les plus belles années de leur corps de jeune putain, maintenant qu’elles ont peur de vieillir et qu’elles veulent se faire croire que la vie c’est la liberté et que la liberté c ‘est sans lui.

A ce stade là et même au stade d’avant, ça en devient de la méchanceté et de la connerie quand elles ont réussi à le broyer pour qu’il donne ou devienne, ça dépend et parfois c’est les deux, ce qu’elles voulaient et qu’enfin elles le laissent mourir même pas en paix, car lui il comprend pas, et c’est peut être là son mal de vivre depuis toujours, chercher à comprendre ce que personne ne peut vraiment expliquer.

J’les ai vu toutes celles là même qu’après elles se disent que finalement c’était pas si mal, et qu’au moins il apportait des fleurs pour noël et que maintenant en sanglotant elles se demandent qui va s’occuper d’elles quand il faudra arroser le gazon pour qu’elles ferment les yeux et qu’elles se sentent l’espace d’un instant un peu moins fripées.

Mais j’en ai pas vu beaucoup réussir à se barrer, mais ceux que j’ai vu, putain, ils avaient morfler, comme si qu’ils avaient vécu dans une douleur permanente pendant longtemps, une de ces douleurs qui vous anesthésie et qu’on la ressent vraiment qu’une fois qu’elle est terminée.

 

J’ai tout vu d’en haut de mon camion, en trente ans que je serpente les routes à travers les états, j’les ai vu attendre le lever du soleil dans un champ de blé, et attendre que la vie se passe, j’ai cru les comprendre souffrir en silence et profiter de ces instants là, touchés par la grâce de n’être que là à ce moment parce qu’ils ont voulu, et qu’être au milieu de l’élément, et loin de la fureur des femmes et de tout le reste, et bien c’est comme y disent autre chose, en bien plus reposant, mais en bien plus dangereux. Parce qu’à trop pouvoir y réfléchir dans ces moments là, ils ont risqué de ressasser et bien failli s’lobotomiser.

 

J’ai vu tout ça et bien plus encore, parce que j’l’ai vu descendre sur l’aire pour aller chercher un soda et plus revenir dans le camion, hop changer de sens, qu’elle a fait, après tout il n’y avait qu’à traverser pour aller ailleurs, alors qu’on était presque arrivés, tout les deux, et ben voilà, moi je savais plus ou aller, et elle, bien sur qu’elle savait, même si elle croyait pas savoir, en changeant de trottoir, forcement on fait demi tour, et après c’est plus facile pour tourner à droite ou à gauche. N’empêche, c’est trop facile…

 

J’ai tout vu mais j’ai rien compris quand le camion il s’est renversé dans la prairie, pour éviter de tuer un cerf, c’est peut être même pas moi qui ai tourné le volant, mais maintenant que je suis couché dans l’herbe, même ces gouttes de sang qui me font voir tout noir par moment, et ben j’les sent plus, elles me sont presque agréables, et peut être que là moi aussi je vais pouvoir avoir du temps, j’me dis, peut être que j’vais pouvoir m’arrêter de rouler sans arrêt, et sortir du temps et me joindre à l’élément, pour juste penser et souffrir en silence, sans brailler, sans tout casser, pour joindre une autre sphère, comme l’autre doux taré qui me sert de guide spirituel par moment, tiens voilà je crois que j’ai compris et que moi aussi je veux me détacher de toute cette route qui m’épuise, tiens je vais commencer par rester là un petit moment dans ce pré que j’ai vu plein de fois mais dans d’autres endroit, mais celui là il sent l’essence, peut être mon…peut être…boum ! J’y arriverai jamais. Bof.

Par La Carpe - Publié dans : textes
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